dimanche 18 juin 2017

Regards sur la fierté gay



Cet article se risque sur un sujet clivant qui a été peu débattu durant les campagnes électorales présidentielle et législatives parce que les citoyens homosexuels représentent une clientèle électorale non négligeable et les manifestations pour le Mariage pour tous ont laissé des traces. N’oublions pas que jusqu’en 1990, l’homosexualité était considérée comme une maladie mentale par l’Organisation mondiale de la santé. En 2008, 19 % des Français n’acceptaient pas encore l’homosexualité, contre 49 % en 1981, selon l’enquête Valeurs. Il est probable que neuf ans plus tard, ce pourcentage a encore baissé. Il y a donc un lent processus d’acceptation collective qui se poursuit. Ceux qui rejettent l’homosexualité comme une maladie, un vice ou une tare sont désormais très minoritaires.

Si j’aborde ce sujet, en essayant de le regarder sans à priori, c’est que nous avons désormais un mois de la fierté gay avec le slogan « Soyons normaux, soyons homos ». Je voudrais donner un avis sur ces deux mots, fierté et normalité. Je ne vois pas en quoi, on doit être fier d’être homosexuel, plus que d’être hétérosexuel, fier d’être célibataire plus que marié. Il s’agit d’un état qui n’entraîne aucune fierté particulière, pas plus qu’il ne devrait entraîner un sentiment de culpabilité si la nature en a décidé ainsi. Je pose d’ailleurs la question de savoir si, pour être reconnus par une communauté et avoir le droit d’être fiers, certains ne tentent pas l’aventure homosexuelle alors que leurs caractères sexuels psychiques de naissance sont conformes aux caractères sexuels physiques. Auquel cas cette propagande de la fierté aurait un effet déviant comme le fait la publicité sur nos désirs de consommateur. 

La normalité au sens mathématique du terme n’a aucun caractère péjoratif. Pour simplifier, il s’agit de dire que l’on appartient à une population, selon le cas, de 60% à 80%, dont le caractère mesuré est distribué entre 30% et 40% de part et d’autre de la moyenne. La population homosexuelle représente environ 4 % des hommes et des femmes avouant avoir eu une expérience homosexuelle au cours de leur vie. Mais d’une façon plus restrictive seuls 0,5 % des femmes et 1,1 % des hommes de 18 à 69 ans se définissent comme homosexuels. Ils sont sans doute plus nombreux en réalité, mais il n’est toujours pas facile de déclarer son homosexualité, même de façon anonyme. Néanmoins les incursions dans l’homosexualité peuvent être circonstancielles ou peu fréquentes. Un fumeur qui fume une cigarette le week-end ne sera pas considéré comme fumeur par le corps médical. Avec un aussi faible pourcentage d’homosexuels avérés, ceux-ci ne peuvent se déclarer « normaux », leur en déplaise au sens mathématique du terme. Ce sont des « anormaux », sans que cela ait une consonance péjorative. L’évolution des espèces a créé un homme et une femme pour la perpétuation de l’espèce humaine. Sauf intervention actuelle de la science, l’hétérosexualité est une nécessité de la survie de l’espèce humaine. Si toutes les femmes décidaient de se passer d’hommes et ne désiraient pas l’apport de la science pour procréer, l’espèce humaine disparaîtrait.

Être homosexuel, c’est se sentir affectivement et sexuellement attiré par des personnes du même sexe que le sien. Être hétérosexuel, c’est être attiré par des personnes de l’autre sexe. On dit qu’une personne est bisexuelle quand elle a des relations avec des personnes des deux sexes. Si la plupart des personnes découvrent leur homosexualité ou bisexualité pendant l’adolescence ou l’enfance, ce n’est pas le cas de tout le monde : certaines personnes la découvrent plus tard dans leur vie. C’est sur ce point que la propagande faite médiatiquement par l’abondance des articles sur une minorité de population peut devenir un facteur amplificateur d’un comportement qui n’est pas « naturel » au sens de l’espèce. Comment sait-on si on est homo ? Il n’y a pas de test, c’est une histoire d’amour ! Un jour, on se rend compte qu’on est vraiment amoureux d’une personne de même sexe. 

Il est évident que la nature donne au nouveau-né une multitude de caractéristiques psychiques et physiques qui se manifestent assez tôt et qui se distribuent entre le féminin 100% et le masculin 100%. Peu d’individus sont aux deux extrêmes et nous sommes un mélange plus ou moins typé des deux sexes. L’homme qui porte barbe ou moustache, pratique le culturisme et entend être le maître en toute occasion, affiche sa masculinité. La femme qui prend un soin particulier de son corps, de son apparence, de son habillement en cherchant à séduire, affirme sa féminité. La tendance à l‘unisexe actuel a tendance à rapprocher les caractères distinctifs des deux sexes. Dans la population hétérosexuelle, il y a concordance entre les caractères psychiques et physiques. Mais l’homosexualité naît, une fois sur deux, de la discordance entre les caractères sexuels et psychiques. N’oublions pas que l’acceptation grandissante de l’homosexualité par la population française réduit d’autant la réticence à faire état de son homosexualité. Il n’est cependant recensé par l’INSEE que 102.500 couples gay et lesbien en France.

La France a légalisé le mariage homosexuel en 2013 et les États-Unis l’ont fait pour l’ensemble des Etats fédérés en 2015. Les Pays-Bas, eux, l’avaient légalisé dès 2001, et la Belgique, dès 2003. On voit nettement qu’une petite minorité de français ont fini par imposer un débat qui a engendré une loi et des discussions sur la GPA et la PMA qui ont mobilisé l’opinion publique. De toute évidence ceci a été soutenu par une propagande médiatique et politique qui a eu intérêt à gonfler un problème d’une centaine de milliers de couples homosexuels dont la préoccupation majeure n’était pas le mariage mais le partage des richesses accumulées par le couple durant leur union après le décès de l’un d’entre eux. Cette revendication légitime aurait pu trouver une solution dans l’aménagement du PACS. Il y a donc une autre motivation à cette loi. 

Des statistiques un peu anciennes nous donnent un éclairage sur les comportements divers de cette population :
80 % des jeunes homosexuels mènent une double vie et n’assument pas leur homosexualité.
10 % environ des homosexuels refoulent totalement leur homosexualité.
5 à 10 % seulement des homosexuels sont bien dans leur peau.
45 % des homosexuelles et 36 % des homosexuels avouent être tenaillés par le désir d’enfants.
20 % des homosexuels seraient des hommes mariés.

On voit que l’homosexualité ne se vit généralement pas bien et que cela ne dépend pas majoritairement de leur environnement mais que le désir d’enfant, la culpabilité de l’homme marié qui trompe sa femme, l’impression de ne pas être comme tout le monde, sont des facteurs qui donnent une vie perturbée que l’individu supporte mal. Il est donc important que la propagande sur l’homosexualité n’entraîne pas des hétérosexuels dans une aventure qui fera peu d’heureux.  Mon analyse sur le caractère contagieux de la propagande homosexuelle se conforte avec les statistiques sur la répartition géographique et sociologique de cette population :

46 % des homosexuels sont en région parisienne.
40 % sont dans les villes de plus de 100 000 habitants.
7 à 8 fois moins d’ouvriers parmi les homosexuels que parmi les hétérosexuels (4 % contre 31 %).
35 % d’homosexuels dans les catégories aisées (cadres, professions intellectuelles supérieures, etc.) contre 17 % parmi les hétérosexuels.
Aucun agriculteur n’a déclaré d’activité exclusivement homosexuelle.

Il apparaît que c’est dans les classes aisées et les villes importantes que la propagande a le plus d’effet sur l’homosexualité. Elle n’est donc pas seulement inhérente aux caractères psychiques et physiques innés mais pour une partie à des effets psychiques acquis. Alors pourquoi les médias jouent ce jeu qui ne crée pas une société heureuse et veut faire une « normalité » de ce qui est « anormal » au sens mathématique du terme. Il est important de tirer cela au clair et je vous en reparlerai.

Il n’apparaît pas que la mise en avant de l’homosexualité

Conduise la société vers un accomplissement de l’être.

Cette « anormalité » réclame notre compréhension

Pour une intégration entière au monde actuel

Justement parce qu’elle n’est pas le devenir

Normal de la survie de l’humanité.

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon