samedi 3 juin 2017

A-t-on encore le droit d’être climato-sceptique ?



Les médias se déchaînent depuis des mois pour nous matraquer d’informations catastrophiques sur le climat comme si nous n’étions pas encore assez persuadés que l’homme est en train de s’autodétruire par son inconscience coupable. Il n’y a plus de mots assez durs pour qualifier ceux qui lèvent le doigt en disant : « En êtes-vous si sûrs ? ». Ce sont des ignorants, des benêts, peut-être de ces bretons illettrés parmi lesquels il est si difficile de trouver un attaché parlementaire. Ces contestataires sont des cons selon deux anciennes ministres dont une se targue d’écologie mais n’a pas eu cette fois le poste souhaité et l’autre n’a que du mépris pour ce genre d’individus, sûrement de la France d’en bas, qu’elle affuble du gentil nom de « cons ».

La COP21 nous a fait froid dans le dos à grands coups de catastrophisme divers comme la force titanesque qu’allaient prendre les éléments naturels contre nous, cyclones, typhons, tsunamis, orages torrentiels, montée inexorable des eaux et migrations insoutenables, sécheresse, etc. Mais, grâce à dieu, la France a la solution avec la COP21 et devient ipso-facto le pays qui va sauver la planète, la température du globe n’augmentera pas de plus de 2° à la fin du siècle. Ouf ! Enfin nous avons des dirigeants admirables de sagesse, de lucidité et de volonté. Encouragés par l’insécurité grandissante, 6 millions d’africains sont candidats à l’immigration, mais nous aurons évité les migrations dues à la montée des eaux. Nous propulsons la guerre un peu partout faisant fuir les populations comme le montre la réussite de nos interventions en Afghanistan et en Libye. Nous recommençons de plus belle en Irak et en Syrie mais les migrations ne sont toujours pas de notre fait mais dues à des régimes anti-démocratiques. Nous dirigeants sont à la manœuvre sur deux fronts la guerre aux régimes autoritaires et au carbone. En remettant des gens à nous, pétroliers de préférence dans ces pays, nous stopperons l’immigration. En arrêtant l’émission de carbone, on arrêtera l’immigration pour cause d’inondation. 

J’avoue ne pas bien comprendre pourquoi il faut s’emparer des richesses pétrolières en Syrie et en Libye, si en même temps il faut diminuer les émissions carbonées. Ce pétrole est-il destiné au stockage ? Par contre je comprends très bien la position de la Chine, qui ne quitte pas l’accord de Paris sur le climat. Premier pollueur de la planète, la Chine développe pour elle-même l’électricité nucléaire moins chère et non polluante en carbone à contrario de son électricité thermique à diminuer, fait savoir qu’elle peut être leader dans le solaire et l’éolien en montrant des réalisations spectaculaires. Elle s’ouvre ainsi un marché florissant des énergies renouvelables dans lequel elle est très compétitive et tient un quasi monopole des terres rares indispensables à la fabrication de celles-ci. C’est faire d‘une pierre deux coups, la diminution du carbone par le nucléaire, et l’augmentation de sa position de leader des EnRi sur le marché mondial poussé en avant par les subsides de la plupart des nations du monde dans le pot commun.

La prise de position de Trump déclenche donc un tollé de protestations en France en particulier, qui se sent dépossédée de son rôle de conscience mondiale. Les médias se déchaînent et on comprend ce qu’a pu ressentir Galilée quand il a affirmé une thèse contraire à la doxa de l’époque ! C’est aussi la tête de Trump que l’on demande. Nicolas Hulot vient de dire que, si un jour un tribunal existe sur les dommages causés à l’humanité, Trump devra être jugé pour génocide ! Incroyable mais vrai. Les centaines de milliers de morts et les millions de déplacés, causés par les guerres que nous attisons, sont elles faites pour le bien de l’humanité et personne ne s’avise de punir ceux qui les déclenchent. 

A-t-on encore le droit de poser des questions bêtes dans un monde de l’intelligence autoproclamée par l’élite pour elle-même ? Par exemple : « Comment fait-on quand il n’y a pas assez de production d’électricité pour satisfaire la consommation ? ». Réponse : « On en demande aux pays voisins ». Point ! Il va être interdit de poser une autre question comme : « Et si les pays voisins n’en ont pas à vendre, que fait-on ? » La réponse serait sans doute : « Cela n’arrivera pas » et l’emmerdeur devrait repartir rassuré. On n’est pas obligé de lui dire que l’on a toujours la ressource de démarrer des centrales thermiques… polluantes. D’ailleurs, même dans le bilan annuel 2016 de RTE sur la production électrique, on lui passe sous silence la production thermique dans les commentaires et dans le superbe graphique présenté à son admiration (vous pouvez vérifier). On omet de lui dire que la progression des EnRi est strictement liée l’augmentation de l’électricité thermique. Et s’il pose la question : « Si l’on produit plus que la consommation interne, que fait-on ? », osera-t-on lui dire « ça n’arrivera pas » ? Parce que les EnRi sont intermittentes et difficilement contrôlables, on est pourtant obligé de vendre aux autres pays même à prix négatifs.

Peu importe que nous produisions plus que nous consommons, et que cette situation existe aussi dans les pays voisins, on va pouvoir développer les EnRi et la production thermique associée donnant de l’électricité plus coûteuse et arrêter nos centrales nucléaires dangereuses tout en vendant ce danger aux autres pays… inconscients. Finalement la croissance du CO2 émis en plus n’est pas si grave que cela. D’ailleurs de nombreuses multinationales sont preneuses de cette course à l’élimination du carbone, car le marché des points carbone est florissant et leur rapporte beaucoup. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes… sauf que tout cela a un coût qui va se chiffrer en milliers de milliards sur la planète. L’Allemagne a déjà consacré plusieurs centaine de milliards pour les EnRi afin d’arrêter des centrales nucléaires et augmenter… sa production d’électricité thermique et sa production de lignite. 

Au fond tout cela n’aurait pas beaucoup d’importance si cela n’allait pas coûter cher à notre porte-monnaie en taxes sur le consommateur et le contribuable associés. Si l’augmentation de l’émission de CO2 dans la production électrique est compensée par la voiture électrique, tout va bien… sauf que si la consommation électrique augmente par la circulation automobile, il faudra 2 ou 3 réacteurs nucléaires de plus… mais non on les arrête, alors plus d’EnRi, donc plus de CO2… Finalement je comprends très bien que l’on cloue la bouche des emmerdeurs qui posent des questions bêtes ! Quand on vous dit qu’il faut arrêter les centrales nucléaires, et développer les EnRi pour sauver la planète, notre certitude élitiste suffit. Elle s’étaye sur un consensus scientifique… puisque c’est nous qui vous le disons. « Arrêtez de vous poser des questions, et dormez bonnes gens, on s’occupe de tout ».

« Pourquoi les modèles mathématiques de prévision du climat ne collent pas à la réalité mesurée depuis vingt ans ? » Réponse : « ils finiront par coller ». « Pourquoi les mers montent de la même hauteur chaque année depuis deux siècles alors que nous avons énormément augmenté nos rejets de CO2 avec l’ère industrielle ? » Réponse : « Raison de plus pour diminuer le CO2 ». « Pourquoi la somme des glaces des deux pôles ne varie pas ? ». Réponse : « Il faut arrêter la fonte des glaces du pôle nord… en diminuant le CO2, on s’occupera du pôle sud après ». « Pourquoi de nombreux scientifiques se posent la question de savoir si le CO2 n’est pas l’effet du réchauffement climatique et non la cause ? ». Réponse : « Parce qu’ils n’ont pas lu le rapport du GIEC, et, comme ils ont des crédits de recherche, on va leur retirer pour incompétence… d’ailleurs vous aussi on va vous interdire de poser des questions idiotes et de propager des « fake news » sur le climat… rompez ! ». Qui est à enfermer, Trump ou Hulot ? « That is the question ».

L’idéologisme climatique nous ramène 

Au doux temps de l’Inquisition,

Au matraquage des esprits 

Et de l’esprit critique.

Abrutissement dit 

Malléabilité !
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon