vendredi 21 juillet 2017

La géopolitique va bientôt reprendre les rênes de notre avenir.



De toute évidence le français moyen ne s’intéresse à la géopolitique que lorsqu’il en constate les effets sur sa vie quotidienne. Il lui paraît évident que cela est l’apanage du gouvernement et, d’une façon moins claire, des représentants du peuple. En réalité les commentateurs politiques, qui prennent la parole dans les médias et surtout les télévisions, façonnent ce que le peuple a à en connaître, et en présentent une facette qui va toujours dans le sens du politiquement correct. C’est ainsi que nous avons eu une campagne pro-Obama qui a soulevé l’enthousiasme de nos concitoyens. L’homme de paix et de l’Obamacare s’est transformé en homme de guerre et a accouché d’un système couteux que les américains « de rien » jugent inefficace et inégalitaire. On a assisté aussi à une stigmatisation en règle du président syrien, le boucher qui extermine son peuple, pour aboutir prochainement à une réunion de cessation des hostilités en présence du proscrit. Celui-ci n’aurait pas résisté à cette attaque de la coalition occidentale s’il n‘avait pas eu le soutien de la grande majorité de son peuple. On a aussi vu l’attaque en règle contre le candidat Donald Trump, un rustre mal coiffé, grossier, inexpérimenté et dont les compétences étaient si faibles que les Etats-Unis couraient à leur perte. Par contre Hillary Clinton était portée aux nues. Les révélations sur les Clinton ont terni leur image et finalement Macron déroule le tapis rouge à Trump et lui tape dans le dos. Tout-à-coup la presse met des sourdines sur Trump et se borne à le traiter de climato-sceptique tueur de l’humanité, pour faire plaisir à notre Président.

On a eu l’anti-Brexit avec l’assommoir du catastrophisme relayé abondamment par les médias et des « experts » nous annonçant la perte du pouvoir d’achat, la dette qui s’envole, la dévaluation au cas où nous aurions la malencontreuse idée de « Frexiter ». La Banque d’Angleterre et même Obama voyaient le malheur s’abattre sur les Britanniques. En décembre, la Banque d’Angleterre admettait que tout cela se passait beaucoup mieux que prévu et le FMI augmentait la prévision de croissance du Royaume-Uni pour 2017. « Cela ne prouve rien, car le Brexit n’est pas acté dans l’UE pour l’instant » disent les déçus du côté des français souvent proches des milieux bancaires. On espère toujours déshabiller la City de ses banques. A part HSBC la France fait chou blanc, Francfort fait mieux. On va donc leur donner des conditions plus favorables encore… 

Après le référendum du 23 juin 2016 le Royaume-Uni a procédé en un peu plus d’un mois à une dévaluation de 11% par rapport au dollar pour revenir à -3% aujourd’hui. Dans le même temps l’euro était à 0,832£ le 20 juillet 2016 et est à 0,897£ le 20 juillet 2017 soit 4% de plus. Donc par rapport au dollar et à l’euro, la Livre a perdu 3 à 4%. C’est peu et c’est profitable à son économie. Le PIB/habitant du Royaume-Uni pour le premier trimestre 2017 est de 8700 euros, celui de la France de 8400 soit 3,5% plus bas... juste le décalage des monnaies comme par hasard. Au quatrième trimestre 2016 le chômage était de 10% en France et de 4,7% au RU. Si la situation financière des consommateurs au cours des derniers mois s’est améliorée en Allemagne, elle s’est dégradée en France et est restée pratiquement stable au RU selon Eurostat. Côté balance des paiements durant le premier trimestre 2017, l’Allemagne engrange 65,9Mds pendant que le RU en perd 19,3 et la France 20,3. Il serait donc bien prétentieux de dire que la Livre défavorise le RU par rapport à la France et son euro. Le problème est ailleurs et montre bien que l’Allemagne pompe sur le reste de l’UE mais le plus inquiétant pour nous est que l’Espagne ne perd que 0,9Mds et l’Italie gagne 5,5 Mds. Au lieu de se moquer de la décision britannique, nous ferions mieux de penser que notre situation est moins bonne que le RU et que le tandem France-Allemagne est bien boiteux.

Si le RU a choisi de sortir de l’UE c’est un signe que celle-ci n’apparaît pas ou plus comme une institution lui apportant une meilleure vie. Les Britanniques ont alors souhaité un retour sur l’intérêt d’avoir des frontières maritimes plus hermétiques que les frontières terrestres. Le laxisme en matière migratoire, dont ils ont fait preuve avec les conséquences d’une pénétration musulmane importante, les a conduits à s’inquiéter de la présence d’un flux incessant en France prêt à se déverser chez eux. Mais il y a une autre raison profonde, c’est l’obligation faite de se conformer au droit européen. Non seulement c’est le signe ultime de la dépendance à l’UE, mais en plus les bases de ce droit sont différentes du droit britannique. Ce n’est pas par hasard que ce soit le premier sujet qui fasse débat lors de la deuxième réunion des négociations RU-UE à propos des ressortissants du continent présents dans ce pays et au sujet de leurs droits. Le RU ne peut accepter que le droit européen interfère sur le droit britannique sur son sol et propose une loi garantissant les droits des ressortissants européens. Le RU ne lâchera pas sur ce point. 

Trois grands axes de discorde sévissent dans l’UE. Le premier axe est la mutualisation de la dette des pays de l’UE qui se heurte à une opposition farouche de l’Allemagne. Celle-ci s’estime la plus vertueuse et ne veut pas payer pour les autres. Les discussions sur l’Europe à deux vitesses ne sont que le résultat de ce constat d’éloignement progressif entre l’UE du nord et celle du sud. Le deuxième axe de discorde est lié au flux migratoire, aggravé par l’ingérence de la coalition occidentale au Moyen-Orient et le colmatage démographique de la chancelière allemande. Un certain nombre de pays de l’Europe de l’Est et Centrale, comme la Hongrie et la Pologne, manifestent une opposition farouche à un quota de réfugiés imposé par l’UE, voire ferment leurs frontières. Le troisième axe de discorde concerne le lien militaire avec l’OTAN et spécifiquement avec les Etats-Unis. Il oppose désormais un bloc de l’Est, soucieux de présenter une solide défense en face de la Russie, ennemi historique dont l’OTAN amplifie la menace avec l’aide de l’UE, à une UE de l’Ouest moins préoccupée. Ce bloc nourrit une volonté d’indépendance économique à base de pipelines nord-sud dans le groupe des Trois Mers, Mer Baltique, Mer Noire et Mer Adriatique de façon à disposer d’une indépendance énergétique face à la Russie.

Alors qu’une crise financière majeure, avec un crash systémique bancaire pire qu’en 2008, se rapproche sans que l’on puisse encore savoir si la situation actuelle peut tenir encore un an, l’UE ne présente plus un front uni et au fond chacun essaie de se regrouper dans des sous-ensembles qui ne peuvent que générer un tiraillement condamnant l’UE actuelle. Celle-ci n’a pas d’autre politique étrangère que celle calquée sur l’OTAN et elle est poussée à son extension jusqu’aux frontières de la Russie. Il faut récupérer l’Ukraine et la Géorgie, puis vendra le tour de la Biélorussie et de la Moldavie. Elle délègue le couple franco-allemand, sous contrôle des États-Unis, pour faire partie des suites de l’accord de Minsk en fermant les yeux sur toutes les violations de ces accords par Porochenko. L’UE de l’Est soutient une telle orientation qui n’a pas d’intérêt économique majeur si ce n’est de contrôler les pipelines acheminant le gaz et le pétrole russe et de profiter de celui du Moyen-Orient. Tous ces pays sont un poids économique pour l’UE, une menace migratoire qui pèse de plus sur l’emploi dans ses pays de l’Ouest. Les États-Unis ne voient plus dans l’UE qu’un glacis économique et militaire, et ils se satisfont désormais d’un non-aboutissement du fédéralisme européen. Des sous-ensembles européens toujours orientés vers la disparition des nations leur convient, car ils seront encore plus faciles à manipuler. 

La politique américaine privilégie les accords économiques et militaires au-delà de toute idéologie démocratique. Elle veut le TAFTA, bien préparé par le CETA, et une implantation de ses soldats, de ses chars et de ses missiles au plus près de la Russie. Une très grande opération de manœuvres OTAN vient de se terminer sur un front allant des pays baltes à la Roumanie avec l’invitation de… l’Ukraine et de la Géorgie ! Ces exercices axés sur le Danube réunissaient 25000 hommes dont 14000 soldats américains. La base roumaine « MK », Mihail Kogalniceanu, a été réaménagée grâce aux fonds de l’initiative américaine de réassurance européenne dont le budget atteindra en 2018, 4,8 milliards de dollars, un budget en forte hausse, sur décision du président américain Donald Trump. Mais la politique américaine ne s’arrête pas là. Les navires de guerre américains frôlent en permanence les eaux territoriales chinoises en particulier auprès des îles contestées par plusieurs pays.

Mais leur nouvelle réorientation vers l’Afrique est en cours et nous intéresse directement. Les forces américaines interviennent dans la zone Mauritanie, Mali, Sahel sans que l’on perçoive une véritable coopération avec la France. Les États-Unis ont compris que la face ouest de l’Afrique était proche des États-Unis par la mer et que sa face Est l’était des champs pétrolifères du Moyen-Orient. De plus l’Afrique du nord au sud est riche en pétrole, diamant, or et minerais divers. On peut totalement la contourner par voie maritime. Les États-Unis ont donc disposé trois forces maritimes sur son pourtour. L’une est en Méditerranée pour contrôler le Moyen-Orient et ses richesses pétrolières, une autre à la corne orientale de l’Afrique pour contrôler aussi le passage du détroit d’Ormuz et les échanges pétroliers, et la dernière au large de la côte ouest de l’Afrique proche des richesses minières et pétrolières. Il est à noter que les chinois créent aussi une base militaire près de Djibouti. L’effort sur l’Afrique fait par les américains, et la présence de plus en plus importante des chinois doit montrer à la France que son avenir se joue là-bas où son histoire lui avait donné des longueurs d’avance. L’arrivée des églises protestantes baptistes des américains peuvent d’ailleurs nuire au développement de la francophonie. La France est à l’angle des trois continents, Europe-Asie-Afrique, reliés par voie terrestre, et son destin est donc autant vers l’est que vers le sud. Ce bloc possible fait peur aux États-Unis qui feront tout pour l’empêcher de se tisser des liens forts. La France n’en a toujours pas pris conscience.

On ne bâtit pas un grand pays sans de solides projets géopolitiques. 

On ne bâtit pas une politique étrangère pour le bien du peuple

Dans les bras d’un puissant qui tôt ou tard nous étouffera. 

Le Royaume-Uni a retrouvé le vent du grand large

Il s’arme pour affronter seul les tempêtes. 

La France au chaud dans la cambuse

Ne voit pas couler son navire 

Dont la chaloupe est…

Pour son Chef !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

mercredi 19 juillet 2017

Budget, géopolitique et invasion migratoire (6ème partie)



Il y a eu en France un certain nombre de politiques qui ont eu des visions d’hommes d’État. Parmi ces politiques, dits de gauche à une époque où cela avait encore un sens, on peut citer Jean-Pierre Chevènement et Michel Rocard. Malheureusement l’inimitié de Mitterrand vis-à-vis de ce dernier n’a pas évité à la gauche de tomber dans le piège tendu de l’UE et de l’oligarchie occidentale. Car Rocard avait tout compris et le piège qui fonctionne depuis 1974 ne laisse aucun espoir à la France qui s’est cadenassée à l’UE et à l’OTAN imbibée des buts de l’oligarchie qui œuvre pour le Nouvel Ordre Mondial. Se sortir du piège tendu ne peut passer que par une sortie de ces cadenas au plus vite.

L’évolution de la Grèce montre que pour elle il est déjà trop tard. Elle ne peut plus sortir et les prédateurs la dépouillent jusqu’à l’os. Sa dette est désormais nourrie en dollars pour empêcher le retour à la drachme qui serait dévaluée de 50%. Les grecs n’ont même plus la force de la révolte que le pouvoir materait, car ils ne pensent plus qu’à survivre ou à partir. La Révolution ou le coup d’État sont encore possibles dans les autres pays entrés dans la descente fatale comme l’Italie. Pour eux aussi bientôt il sera trop tard. Dans ce pays, le refus de l’UE est plus fort que chez nous où l’arrivée de Macron a été programmée pour mettre en sourdine cette remise en question de notre intérêt à y rester. L’argument de catastrophisme, ressassé sans autre explication, commençait à faire long feu. Jetons d’abord un coup d’œil sur le graphique ci-dessous (les % représentent les variations de PIB:habitant de 2007 à 2017 et l'axe horizontal représente le PIB/habitant de 2016).


On voit que le niveau de vie des pays de l’Est, historiquement hors de la zone euro, ont des taux de croissance très variables. Ceci montre que disposer de sa monnaie ne suffit pas et qu’il appartient à chacun d’en tirer parti. On voit aussi que la zone euro ne protège pas et que ses pays du Nord, Allemagne en tête, se différencient nettement de ses pays du Sud en grande difficulté (Portugal, Espagne, Italie, Chypre) sans parler de la Grèce en perdition. Si Malte échappe à ce constat, c’est qu’il s’agit d’un paradis fiscal, comme le Luxembourg. La réussite de l’Irlande s’explique par la possibilité qui lui a été donnée de pratiquer des taux très bas d’impôts sur les sociétés et une aide substantielle bien négociée de l’UE. Le Royaume-Uni paye la dévaluation de la Livre sur son PIB/habitant mais sa croissance est devenue l’une des plus élevées de l’Europe (malgré le Brexit !). La référence reste la Suisse qui préserve sa monnaie en bénéficiant d’une croissance forte et d’un pouvoir d’achat élevé. 

Il est notable que la France a une position intermédiaire correspondant à sa position géographique dans l’Europe. Mais située à la quatorzième place en valeur de PIB/habitant en 2007 parmi les pays représentés sur le graphique, elle se retrouve en quinzième place en 2016. Son choix de l’UE et de la zone euro ne lui a donc rien apporté de plus. Elle a subi la crise comme les autres et elle ne peut que suivre plus ou moins bien la position du continent européen dans la lutte économique mondiale en continuant à s’endetter et à s’appauvrir. La meilleure preuve vient de nous être fournie par le nouveau budget d’austérité qui s’abat sur la France. Les 8 milliards de dérive du budget 2016 sont la conséquence de prévisions bidonnées et impossibles à tenir. Le nouveau plan d’austérité se heurtera à la même réalité. L’illustration de l’appauvrissement de la France est son renoncement progressif sur le budget des Armées. L’entrée dans l’UE et dans l’euro n’a rien arrangé bien au contraire puisqu’il a été divisé par 2 alors qu’il avait peu évolué depuis Giscard d’Estaing.

Mais ce que l’on se garde bien de nous dire c’est que l’appartenance à l’UE nous oblige à la solidarité. La France a donc donné ses garanties aux aides du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) à la Grèce, l’Irlande, et au Portugal pour une somme total de 38,2 Mds. Tout laisse à penser que ces prêts ne seront jamais remboursés à terme et que la France devra assumer ses garanties. Les garanties accordées par les États membres pour permettre au FESF de financer ses prêts sont comptabilisées dans leurs dettes maastrichtiennes. Il en sera de même de notre prêt bilatéral de 11,4 Mds qui pèse sur notre dette. Un premier remboursement de 0,2 Md€ de la Grèce à la France est « attendu » en 2020 ! Le total qui pèse sur notre dette est donc de 49,6 Mds. A ceci s’ajoute les prêts accordés par le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui repose sur un capital effectivement constitué. La France y a participé pour 16,3 Mds mais ceci n’est pas agrégé à la dette maastrichtienne (celle du respect des 3%/PIB). Elle doit donc en réalité être ajoutée, soit 0,75%/PIB, car elle a aussi vocation à être remboursée. C’est 65,9 Mds que nous avons avancé ou que nous paierons en cas de défaut. 

Alors pourquoi ce piège de l’appauvrissement est-il si efficace ? C’est parce que nous devons assumer la charge de la dette, c’est-à-dire les intérêts attachés aux prêts contractés. La dette en 2016 était 2171 Mds et le cumul de la charge de la dette depuis 1979 avoisine 1400 Mds soit 83% de la dette. Ces 1400 Mds de charge de la dette ont été tirés de la poche des français pour aller vers les banques privées, car c’est ce changement qui veut que le Trésor Public n’emprunte plus à la Banque de France mais aux banques privées qui appauvrit la France ! La charge de la dette est devenue, avec environ 44 Mds€, le deuxième poste de dépenses du budget français. Plus de 60% de ce que vous payez par l’impôt sur le revenu va dans les banques privées ! C’est aussi 58% du déficit public. C’est pourquoi on rogne le budget de la défense, les retraites, et que le Ministre des Finances veut chercher 10 Mds en vendant du patrimoine français selon la méthode grecque. Pour que la France ne s’endette plus, ce n’est pas 76 Mds (75,9 déficit 2016) qu’il faut trouver mais à terme 32 Mds… toutefois à condition de sortir de l’UE pour ne plus emprunter aux banques privées. En sortant de l’UE on peut en plus ramener ces 32 Mds à 18 Mds en évitant notre contribution nette de 14 Mds à l’UE.

Le piège est la pression de l’UE qui nous demande de trouver 76Mds sur des recettes de l’État de l’ordre de 302 Mds soit 25% des recettes de l’Etat à trouver ou 20% de dépenses en moins ! Ceci vous montre l’austérité à laquelle la France va être soumise ! Si l’on ne veut ni augmenter la TVA, ni les impôts et taxes sur les particuliers et en plus diminuer ceux sur les sociétés, c’est ¼ des dépenses qui doivent diminuer. En ligne de mire il y a la masse salariale des fonctionnaires, les retraites, les collectivités territoriales, et les prestations sociales n’y échapperont pas. Nous le ressentirons sur les infrastructures, les hôpitaux, les prisons, les routes, les logements, le remboursement des frais de santé, les écoles, le nombre d’enseignants, l’aide à la scolarité, etc., etc. C’est le scénario grec. Pour le retarder l’État vendra aussi son patrimoine, c’est en cours.

La France qui continue à se mettre en place est l’asservissement du peuple 

A un pompage de son argent vers une oligarchie globaliste qui œuvre

Dans le carcan de plus en plus cadenassé par l’UE et par l’OTAN 

Vers l’objectif du Nouvel Ordre Mondial du monde unipolaire !
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon